Culture scientifique et humanités, Recherche, Culture
le 26 novembre 2009 à l'Amphidice, la Ville de Grenoble et l'université Stendhal inauguraient un site Internet dédié à la mise en valeur des manuscrits de Stendhal. Tout un programme et un vaste chantier !
Ce site Internet est le résultat du partenariat entre la Bibliothèque municipale de Grenoble qui a numérisé ses collections et les équipes de chercheurs en lettres (Traverses 19-21) et en sciences du langage (LIDILEM) qui ont réalisé l'étude scientifique de ces documents.
À l'origine : la numérisation du Fonds StendhalDepuis 1995, la Bibliothèque municipale de Grenoble numérise et met en ligne ses trésors ; les manuscrits de Stendhal ont été les premiers concernés par cette opération de valorisation, comme en témoigne, par exemple, la mise en ligne sur le site de la BMG de Vie de Henry Brulard et de son édition diplomatique établie par Gérald et Yvonne Rannaud, membres du Centre d'études stendhaliennes et romantiques aujourd'hui intégré à l'équipe de recherche Traverses 19-21. En 2009, s'est achevée la numérisation de l'intégralité du fonds de manuscrits soit près de 40 000 pages.
Le travail scientifique sur les manuscrits de Stendhal
Par ailleurs, des chercheurs littéraires, informaticiens et linguistes de l'université Stendhal, en particulier Cécile Meynard (Traverses 19-21) et Thomas Lebarbé (LIDILEM), se sont employés à mieux faire connaître cet immense Fonds Stendhal. Ils ont dû affronter un volume impressionnant de manuscrits où l'on peut trouver juxtaposés le récit de la journée passée, des notes de lecture, des réflexions personnelles, des considérations esthétiques, des pensées philosophiques... Ils ont ainsi constitué une base documentaire, qui sera mise en ligne sur le site, conçu en collaboration avec la Bibliothèque municipale.
Un site accessible à tous
Les chercheurs spécialisés, les amateurs éclairés mais aussi le grand public, disposeront ainsi d'un accès plus facile aux pages précieuses et fragiles du Fonds Stendhal, par la consultation des vues numérisées de chacune d'entre elles, accompagnée de sa transcription et d'une description détaillée. La plateforme créée continuera ensuite à être alimentée par les chercheurs.
À terme, des outils issus des technologies du traitement automatique des langues seront progressivement mis en place, notamment pour permettre des recherches complexes en littérature et en linguistique ainsi que la constitution de supports pédagogiques.
Mis à jour le 23 janvier 2012