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Université Stendhal-Grenoble 3 Université Stendhal-Grenoble 3

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Historique

Mis à jour le 2 avril 2012

Quelques rappels sur les origines de l'université Stendhal et celles, plus anciennes, de l'Université de Grenoble.

Née en 1970 sur le campus de Saint-Martin-d'Hères, l'université Stendhal n'en oublie pas pour autant ses lointaines origines grenobloises. Fondée en 1339 et installée par le Dauphin Humbert II dans la Tour de l'Isle annexée à l'actuel musée de peinture, l'université de Grenoble tente dès sa naissance d'imiter la Sorbonne et de rivaliser avec sa consœur de Lyon. On y enseigne le droit canonique, le droit civil, la médecine ainsi que les arts libéraux. Les étudiants bénéficient du gîte et du couvert, suprême privilège lorsque l'on connaît la rigueur des temps.

Du XIVe au XIXe siècle elle subit une histoire à éclipses due à la concurrence tenace de l'université de Valence créée en 1452 par Louis XI et à l'aura prestigieuse de l'université de Paris qui attire en son sein les meilleurs étudiants. Champollion, Stendhal, Berlioz, pour ne citer que les plus célèbres, feront ainsi le voyage.

Elle sera fermée une première fois en 1367. Beaucoup de tentatives de réouverture se solderont par des échecs, d'autres trouveront une issue plus positive. Jugée corporatiste et conservatrice à l'instar de ses consoeurs, la Révolution la condamne à disparaître en 1793.

Au début du XIXe, Napoléon crée l'université Impériale, qui n'est en fait qu'une simple instance administrative. Grenoble devient le siège d'une académie qui regroupe en 1879, place de Verdun, les facultés de Droit, Lettres et Sciences, totalement indépendantes les unes des autres et placées sous la tutelle directe d'un recteur.

En 1896, le matheysin et critique d'art Marcel Reymond fonde l'actuel Comité de Patronage des Etudiants Etrangers rattaché à la Faculté des Lettres. Il y dispensera des cours d'histoire de l'art.

L'université de Grenoble réactivée par la IIIe République compte environ 560 étudiants à la fin du XIXe siècle. Regroupement formel de facultés, elle acquiert une dynamique certaine avec le développement d'un tissu industriel né de la découverte de la houille blanche par Aristide Bergès en 1869. Comme le souligne le géographe Armand Frémont : « De cette époque, date la mise en place d'un système triangulaire typiquement grenoblois, associant fortement l'université, la recherche et l'industrie.

Ce système favorise l'émergence des premiers grands établissements scientifiques que nous connaissons (l'ex Institut électrotechnique devenu l'INP Grenoble, l'Ecole de papeterie…). La Faculté des Lettres n'échappe pas à cette effervescence créatrice. En 1898 démarrent les premiers cours de vacances du Comité de Patronage et l'on assiste, dans la foulée, à la mise en place de l'Institut de phonétique (1904), puis de l'Institut de géographie alpine (1908) dont les renoms dépasseront largement nos frontières.

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Université Stendhal – Grenoble 3 - BP 25 - 38040 Grenoble Cedex 9 - Tél. : 04 76 82 43 00