Mis à jour le 19 septembre 2011
Quelques rappels sur les origines de l'université Stendhal et celles, plus anciennes, de l'université de Grenoble.
Elle sera fermée une première fois en 1367. Beaucoup de tentatives de réouverture se solderont par des échecs, d'autres trouveront une issue plus positive. Jugée corporatiste et conservatrice à l'instar de ses consoeurs, la Révolution la condamne à disparaître en 1793.
Au début du XIXe, Napoléon crée l'université Impériale, qui n'est en fait qu'une simple instance administrative. Grenoble devient le siège d'une académie qui regroupe en 1879, place de Verdun, les facultés de Droit, Lettres et Sciences, totalement indépendantes les unes des autres et placées sous la tutelle directe d'un recteur.
En 1896, le matheysin et critique d'art Marcel Reymond fonde l'actuel Comité de Patronage des Etudiants Etrangers rattaché à la Faculté des Lettres. Il y dispensera des cours d'histoire de l'art.
L'université de Grenoble réactivée par la IIIe République compte environ 560 étudiants à la fin du XIXe siècle. Regroupement formel de facultés, elle acquiert une dynamique certaine avec le développement d'un tissu industriel né de la découverte de la houille blanche par Aristide Bergès en 1869. Comme le souligne le géographe Armand Frémont : « De cette époque, date la mise en place d'un système triangulaire typiquement grenoblois, associant fortement l'université, la recherche et l'industrie.
Ce système favorise l'émergence des premiers grands établissements scientifiques que nous connaissons (l'ex Institut électrotechnique devenu l'INP Grenoble, l'Ecole de papeterie…). La Faculté des Lettres n'échappe pas à cette effervescence créatrice. En 1898 démarrent les premiers cours de vacances du Comité de Patronage et l'on assiste, dans la foulée, à la mise en place de l'Institut de phonétique (1904), puis de l'Institut de géographie alpine (1908) dont les renoms dépasseront largement nos frontières.