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Université Stendhal-Grenoble 3

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Qui était Stendhal ?

Mis à jour le 19 avril 2011

1783-1821 : Les premières années

Stendhal, de son vrai nom Henri Beyle (23 janvier 1783, Grenoble - 23 mars 1842, Paris), est un écrivain français, réputé pour la finesse d'analyse des sentiments de ses personnages et pour la sécheresse délibérée de son style.

Portrait de StendhalStendhal naît rue des Vieux jésuites (aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau) à Grenoble dans une famille bourgeoise qu'il apprécie peu. Sa mère, qu'il aimait beaucoup, meurt alors qu'il a sept ans.

Son père lui donne alors pour précepteur l'abbé Raillane, et le jeune Henri souffrira de la tyrannie de l'ecclésiastique : « Je haïssais l'abbé, je haïssais mon père, source des pouvoirs de l'abbé, je haïssais encore plus la religion au nom de laquelle ils me tyrannisaient. » (Vie de Henri Brulard, 1890).

Il trouve refuge chez son grand père maternel, le bon Docteur Gagnon, qui saura lui parler et lui donner une bonne éducation.

En 1796, il entre à l'École centrale de Grenoble, puis part à Paris trois ans plus tard pour passer le concours de l'École polytechnique. Il renonce à se présenter et sera très déçu par la capitale, où il tombe malade. En 1800, il participe à la campagne d'Italie où il est nommé sous-lieutenant au sein d'un régiment de dragons. Revenu à Paris, il essaie de se faire une place, dans le négoce, dans le succès littéraire ou en séduisant des femmes.

En 1805, il devient l'amant de l'actrice Mélanie Guilbert et la suit à Marseille. Il s'essaye au commerce, sans grande motivation, ni grand succès d'ailleurs. Mais, ces années d'apprentissage auront une grande influence sur le personnage de Julien Sorel dans Le rouge et le noir.

À partir de 1810, il devient Conseiller d'Etat et participe à l'administration et aux guerres napoléoniennes.

En 1814, il retourne en Italie et s'installe à Milan.

En 1818, Stendhal travaille à une Vie de Napoléon. C'est aussi l'année où il rencontre celle avec laquelle il va vivre une grande passion, Mathilde Dembowski, qu'il suit l'année suivante à Volterra. Pendant cette période, il écrit plusieurs œuvres autour de l'Italie.

En 1821, accusé de sympathie pour les carbonari (« charbonniers », société politique et secrète), il est expulsé de Milan.

1821-1831 : L'essor littéraire

De retour à Paris, presque ruiné après le décès de son père, Stendhal doit parvenir à vivre de sa plume. Il fréquente alors les salons littéraires célèbres et connaît une vie amoureuse intense Ainsi, il a son cénacle et même un disciple en la personne de Prosper Mérimée.

Il publie De l'Amour en 1822, sorte de journal de sa passion pour Mathilde, La vie de Rossini en 1823, Racine et Shakespeare en 1825, il tient une chronique musicale et picturale dans le Journal de Paris.
Son premier roman, Armance, voit le jour en 1827, suivi par Promenades dans Rome en 1829 et par Le rouge et le noir en 1830. Ce roman connaîtra un beau succès. Il est ensuite nommé consul de France en Italie à Civitavecchia.

1831-1842 : dernières œuvres

Dans cette ville, malgré la proximité de Rome, il éprouve un profond ennui.  Il entreprend durant cette période de grands livres qui resteront inachevés : Une position sociale (1832), Souvenirs d'égotisme, Lucien Leuwen (1834-35), Vie de Henry Brulard (1835-36).
Il obtient un congé de trois ans en France et retrouve le milieu parisien qui le stimule. Il écrit alors Chroniques italiennes, Mémoires d'un touriste (1838),  La Chartreuse de Parme et L'abbesse de Castro (1839). En 1839, il est obligé de rejoindre son poste en Italie.
Sa santé se détériorant, il est autorisé à retourner à Paris pour se faire soigner. Le 22 mars 1842, Stendhal a une attaque cardiaque et meurt dans la nuit. Sa dépouille est enterrée au cimetière de Montmartre à Paris.
Le génie de cet auteur ne sera vraiment reconnu que beaucoup plus tard, comme il l'avait lui même prévu : « Je mets un billet à la loterie dont le gros lot se réduit à ceci : être lu en 1935. »


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