Mis à jour le 19 avril 2011
Stendhal naît rue des Vieux jésuites (aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau) à Grenoble dans une famille bourgeoise qu'il apprécie peu. Sa mère, qu'il aimait beaucoup, meurt alors qu'il a sept ans. Son père lui donne alors pour précepteur l'abbé Raillane, et le jeune Henri souffrira de la tyrannie de l'ecclésiastique : « Je haïssais l'abbé, je haïssais mon père, source des pouvoirs de l'abbé, je haïssais encore plus la religion au nom de laquelle ils me tyrannisaient. » (Vie de Henri Brulard, 1890).
Il trouve refuge chez son grand père maternel, le bon Docteur Gagnon, qui saura lui parler et lui donner une bonne éducation.
En 1796, il entre à l'École centrale de Grenoble, puis part à Paris trois ans plus tard pour passer le concours de l'École polytechnique. Il renonce à se présenter et sera très déçu par la capitale, où il tombe malade. En 1800, il participe à la campagne d'Italie où il est nommé sous-lieutenant au sein d'un régiment de dragons. Revenu à Paris, il essaie de se faire une place, dans le négoce, dans le succès littéraire ou en séduisant des femmes.
En 1805, il devient l'amant de l'actrice Mélanie Guilbert et la suit à Marseille. Il s'essaye au commerce, sans grande motivation, ni grand succès d'ailleurs. Mais, ces années d'apprentissage auront une grande influence sur le personnage de Julien Sorel dans Le rouge et le noir.
À partir de 1810, il devient Conseiller d'Etat et participe à l'administration et aux guerres napoléoniennes.
En 1814, il retourne en Italie et s'installe à Milan.
En 1818, Stendhal travaille à une Vie de Napoléon. C'est aussi l'année où il rencontre celle avec laquelle il va vivre une grande passion, Mathilde Dembowski, qu'il suit l'année suivante à Volterra. Pendant cette période, il écrit plusieurs œuvres autour de l'Italie.
En 1821, accusé de sympathie pour les carbonari (« charbonniers », société politique et secrète), il est expulsé de Milan.